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Festival Punk & Disorderly
26 au 29 Janvier 2006
à Berlin, Germany

 

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Le Punk & Disorderly, c'est tous les ans à Berlin, et c'est assez semblable au Holiday in the Sun anglais, à cela près que c'est quand même moins gros.
J'étais déjà allé à ce festival il y a 2 ans, mais dans des conditions de krevardise trop intenses (voyage à 5 en voiture, pas d'endroit où dormir à part la même voiture, etc...). Et cette année, quitte à aller à Berlin, autant ne faire du festival qu'un bon prétexte pour un trip de 10 jours!

C'est en duo avec Nes qu'on se tappe le voyage de 24h en bus (marrez vous!) jusqu'à la capitale allemande. Je vous passe les détails! On a quand même fait une chouette connaissance pendant le trajet, ça démarrait bien!
Arrivés là bas, c'est la vague de froid russe qui nous accueille : -18°C!! On fonce chez Olivier OD, qui nous héberge les 2 premières nuits, et qui va nous brieffer sur la ville, nous filer un max de tuyaux, et nous donner envie d'y habiter alors qu'on est pas encore sorti de chez lui! On commence un peu à tourner en ville dans les coins conseillés, première sortie en bar, tout ça s'annonce très bien pour la suite!

Après ces 2 premiers jours d'initiation, il nous faut voler de nos propres ailes, et on se rend à notre hotel, style auberge de jeunesse, à Friedrichshain, quartier assez underground comme Kreuzberg (d'ailleurs les 2 quartiers sont limitrophes). L'hotel c'est bien la classe, ça nous permet d'aller et venir à loisir. Première sortie le soir même : on va bouffer des hamburgers vegétariens et on teste le fameux Wild at Heart, à Kreuzberg. Un bar à concerts, déco très bordélique et kitsch. Très sympa, sauf qu'il n'y a personne!! Enfin si : 2 französiches venus de Metz : Manu et Marc Worst. La discussion s'oriente surtout autour de leur 3ème compère porté disparu dans le métro après avoir bu une bouteille de ouiski dans l'avion.... ha haha!
On continu en duo de faire la tournée des bars dans la même rue, jusqu'à... 10H du matin! Et oui il y en a une bonne chose dans cette ville, c'est que les bars ne ferment que lorsque le dernier client est parti! C'est à dire très tard! Certains bars ne ferment d'ailleurs quasiment pas! Et le plus étonnant c'est que ça s'applique même aux plus petits des rades, et même aux tôles à bouffes, genre kebabs, pizzerias, etc... Alléchant n'est-ce pas! Je passe sur les tarifs des boissons et de la bouffe, alléchants, eux aussi!

Jeudi, et déjà les premiers concerts, la pré-soirée d'ouverture du festival avec 3 groupes à l'affiche. On se pointe la bas et on rencontre direct des autres français, de Tours cette fois, mais aussi des tas de nationnalités différentes. Les concerts ne m'emballent pas plus que ça à part Chemical Chaos, un groupe hardcore très original, presque techno parfois, le batteur jouant d'une façon bien à lui! Le chanteur, un type habillé tout en orange (même ses dreadlocks étaient oranges!) est plein d'énergie, il grimpe partout où il peut. Bref du bon pour les yeux et les oreilles, ça défoule un peu! Je m'était carrément emmerdé pendant Towerblocks, le genre de zic dont les neusk allemands sont fans, une sorte de streetpunk. Et le premier groupe je ne m'en rappelle plus...
On fini au Wild At Heart où c'est à peu près aussi vide que la veille. On discute avec un mec en costard qui nous paie un spliff dans le bar. Mouais...

Le lendemain, les choses sérieuses commencent! On se lève tant bien que mal dans l'après midi, et direction la salle de concert. On rencontre une bande de suisses très sympathiques. La salle est assez loin de notre hotel, contrairement à ce qu'on pensait, il faut prendre une sorte de RER sur pas mal de stations. Une fois arrivés, à peine le temps de faire le tour du proprio, matter les 2 salles (vachment biens!), et les premiers concerts commencent. Le tout premier groupe, qui fait couler beaucoup d'encre : Ultimo Asalto. Je connaissais pas et ma foi je suis pas trop adepte de ce genre de zic (streetpunk que je trouve saoulant à mort).
Tout juste après : SS-Kaliert. Du bon bourrin, hardcore ça dépote sa mère, ça décolle les tympans, bonne surprise! Les mecs sont jeunes et très lookés, premier groupe "local". Après ça je fonce dans la grande salle pour ne rien manquer de Chron Gen. Et comme je l'esperais, je n'ai pas été déçu! Un des groupes sinon LE groupe le plus "calme" musicalement du week end. Le bassiste envoie un son terrifiant avec sa rickenbacker, les mecs du groupe sont bien dedans, et les compos en live, rhâââaa. Seul bémol, ils sont programmé en début de soirée, et la durée de leur set en patie... C'est bien trop court pour un groupe qui a tant de tubes à jouer!!!
Ca continue toujours dans la grande salle avec Red Alert, qui ne me convainquent pas du tout. Entre les morceaux, le bassiste cherchait dans un classeur les partitions du morceau suivants... haha la honte!
Et comme j'ai pas bougé assez vite, j'ai loupé Disturbance dans la salle à coté, j'étais un peu deg. En règle générale, les horaires étaient respectés, et on pouvait voir tous les groupes, en loupant quelques minutes au début ou à la fin. En gros, tu loupais un groupe que tu voulais voir, fallait t'en prendre qu'à toi même!
Du coup je reste voir si 999 sont aussi nuls qu'il y a 2 ans. C'est le cas, au point que je me demandais si c'était bien le même groupe dont j'écoute les tubes à la maison...
Après ça dans la petite salle : Disorder!! Ils sont 3 plus une asiatique qui gueule dans le micro de temps en temps (je crois que c'est la meuf du chanteur). Ca envoie sévère mais je pourrais pas dire si c'était bien ou pas.... moi j'ai aimé! Le chanteur aussi avait son compte apparement...
Enchainent en suivant les américains de Defiance. Pas mal mais par rapport à ce dont j'avais entendu parlé, un peu déçu.
C'est l'heure du dernier groupe de la soirée et ma foi je me rappelle plus ce que je allé voir. Je crois que ça m'a pas emballé plus que ça. Je penche pour Lokalmatador...
On traine encore un peu devant la salle puis on se décide à rentrer. Pas trop de folies pour cette nuit. On rencontre tout de même (enfin Nes rencontre!) 2 espagnols de Madrid très sympas avec qui on dirait qu'on va passer du temps les jours qui arrivent! En plus ils sont dans notre hotel, ça promet!

Samedi, c'est donc avec eux qu'on prend l'apéro (enfin le ptit dej, vu comment les "journées" raccourcissent) à l'hotel. Pas cons, on avait emmené un poste avec nous, donc on boit et on chante comme à la maison!
On se décide quand même à y aller. On se rend compte que ça commence beaucoup trop tôt (des groupes qu'on aurait aimé voir commencent à 18h30 faut pas déconner!). Et on arrive pile pour Special Duties. Perso j'ai été déçu, pas un bon concert, ils dégageaient pas grand chose! Ensuite c'est Bierpatrioten qui fait un concert d'adieu. Pas trop mon style mais un bonne présence sur scène, le public est conquis!
Ensuite Deadline, qui ne m'avait pas trop emballé il y a 2 ans. Là je préfère carrément, je comprends un peu mieux pourquoi ce groupe est populaire! Je reste voir ce qu'il reste de Conflict. Mouais, pas terrib' terrib'... Je bouge à droite à gauche en attendant les Partisans. Je prends carrément mes précautions en m'accrochant à la barrière devant la scène pendant la pause. Le concert commence par 17 years of hell, je crois. Une vraie déferlante de hits dans ta gueule, devant la scène c'est l'émeute. A part le son du chant qui est pas très clair, rien à dire, beaucoup d'énergie, et ça dure assez longtemps, miam miam!! Et puis tant qu'on est à l'asile de vieux, je bouge pas pour voir Sham 69. C'est plus calme et c'est pas plus mal. J'apprécie bien plus qu'au RBU en mars dernier. L'ambiance est bonne aussi, ça chante de partout, pas la peine de vous faire un dessin...
Bien vidé d'énergie, je vais voir ce que donne Blaggers ITA dans la petite salle. Bah j'aime pas du tout! Le chanteur est très speed, mais ce genre de streetpunk, vraiment, non... A part quelques reprises sympas, dont surtout Teenage Kicks, errrk.
Sur le trajet du retour, plutot que d'attendre le RER dehors, on va boire des bières dans un kébab (bien meilleures que celles du festival; Berliner Pils et Becks, mes deux amours!). On rencontre des Allemands de fort bonne compagnie qui nous paient une tournée. Quand on est sûr que même les métros circulent, on se casse à Kreuzberg, et ne me demandez pas comment, on découvre un nouveau rade, le Trinkteufel. Pas de besoin de vous expliquer que celui là aussi est rock'n roll! Et bien rempli! On retrouve Manu et Marc qui ont encore perdu Kroust...
Et c'est sous le soleil bien levé qu'on rentre à la piaule...

Dimanche. Réveil à 17h par les Espagnols qui ne viennent pas les mains vides... Obligés de louper les Varukers (les echos du concert étaient pas terribles) qui devaient jouer pendant que j'étais sous la douche... Je sais plus trop ce que j'ai vu en arrivant, mais j'ai pas mal suivi Argy Bargy, qui jouaient pas mal. En même temps, c'était la dernière soirée que la programmation était la moins bonne (heureusement?!) Après ça je pense avoir vu Stage Bottle. Aucun Souvenir! Après, bonne surprise avec The Negatives, avec une basse bien en avant, ça envoyait assez pour me tenir éveiller! Sitôt fini, je vais voir le début de Chelsea. Un groupe que je ne connais pas du tout, même sur album. Et là, trop la rigolade! Le chanteur qui avait les oreilles bourrées de bouchons tirait une grimace de souffrance atroce pendant qu'il chantait, et faisait de grands signes au sonoman pour qu'il baisse les retours de la basse. Et à un moment donné le voilà qui part dans des explications destinés au public : "j'ai des problèmes d'oreilles, ça me fait mal, j'entends plus rien depuis des années, etc..." Malheureusement aucun micro à portée pour lui demander qu'est ce qu'il foutait là exactement... J'ai bien rigolé en tout cas, c'est déjà ça!
Dans la petite salle en même temps, The Soiffas. Pas convaincu non plus, je vais au bar en attendant The Business. Le dernier groupe du week end, qui joue devant toute l'audience (fortement réduite en ce dimanche soir). Je suis pas du tout fan du groupe, mais c'est vrai que sur scène c'est pas mal, ils assurent bien. A la fin de leur set ils invitent le public sur scène, ça sent grave la fin de fête.
Pas grave, c'est loin d'être fini de notre coté! On retourne à notre kébab préféré cette fois avec une armée d'Espagnols motivés j'vous dis pas. Ca commence à chanter à tue tête, le patron du bouge est mort de rire. Moi je suis largué, je comprends rien à leurs espagnoleries débités à 200 à l'heure. Ceci dit je me marre bien et les mecs sont adorables. Il y en a même un qui me file un badge énorme des Adverts qu'il a trouvé par terre. Incapable de lui dire à quel point je suis heureux, je lui fais le baise main... On visite un autre kébab avant de repartir au Trinkteufel. Encore une soirée qui finie bien après l'aube, en très charmante compagnie. Je rentre à l'hotel vers 11h et dans la chambre la fête continue avec nos 2 potos, la zic à burne et l'alcool qui continu de couler. On se fait engueuler par les mecs de l'hotel ("no drinking, no sound, no eating in the rooms!") et on fini par se coucher à 13h.

Lever 20h, ce sera LE jour off du séjour. On ramasse grave, et on passe la nuit à essayer de dormir...

Le lendemain, dernier jour. On visite un peu la ville avec nos potes espagnols et une copine à eux qui habite Berlin. On fait les trucs de touristes (checkpoint charly et autres passages obligés de l'architecture locale). En ce qui concerne la soirée, vu que c'est la dernière, on va essayer d'en profiter sans rentrer trop tard. Tu parles! Ils nous emmènent dans un bar qu'on connaissait pas, punk, hardcore. 2,5 euros la pinte (c'est le seul tarif des bars dont je me souviens!). Puis bien plus tard on va dans un bar-squat hallucinant : un trou dans le trottoir, il faut sauter dedans et dans la cave de l'immeuble, un vrai bar, une vraie sono, des toilettes et tout. La musique? De l'indus allemand! Si ça c'est pas underground comme ambiance! Je trouvela zic excellente, dommage qu'il n'y ait pas plus de monde...

On rentre et le lendemain on se casse au bus en déprimant!

BiLAN :
Vraiment dur de rentrer au bercail après un séjour aussi rempli. On a fait la fête sans s'arrêter une grosse semaine d'affilée, tant pis pour les musées qu'on voulait voir, ça sera pour la prochaine fois! Ce qu'on a fait à Berlin était en fait sensiblement pareil que ce qu'on fait ici toute l'année (chercher à s'éclater). La différence c'est la diversité des choses à faire, des rencontres, bref beaucoup plus enrichissant!
J'ai aussi beaucoup aimé l'état d'esprit des gens, qui sont très indifférents. Pas de blah blah inutile, ils te parlent s'ils te calculent, sinon c'est pas grave. Un peu l'opposé de l'Espagne, en quelque sorte, où les gens sont très sympas mais où ça reste assez superficiel quand tu rencontres quelqu'un.
Aussi, les Français sont très bien accueillis, ils aiment notre culture et de toutes façons en règle générale les gens sont très ouverts. Pour ce qui est de la communication, même sans comprendre un mot d'Allemand, c'est facile de parler Anglais avec la plupart des gens.
Les quartiers où on était sont ceux qui bougent le plus apparement, et les plus "underground". Friedrichshain est à l'Est, tandis que Kreuzberg est à l'Ouest (le mur passait entre les 2), et en 2 ou 3 stations de métro on passe de l'un à l'autre.

EN BREF : I coeur BERLIN!!!

comme un doigt... 2006